Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Lundi de la 18ème semaine du T.O.

Lundi, 3 Août 2020

Le Cantique des cantiques par DIVO BARSOTTI

Dieu vient toujours. C’est même un des "noms de Dieu" dans l’Apocalypse. Et déjà auparavant, le Cantique nous avait enseigné que le nom de Dieu est : "Celui qui vient". En fait, il entre et s’établit dans le monde humain dans l’instant où sa présence touche l’épouse qui vit dans le temps. L’épaisseur du temps est ainsi l’épaisseur de l’espérance, l’épaisseur d’une recherche qui pourra ne rejoindre l’époux que l’espace d’un éclair pour laisser ensuite l’épouse plus désolée. L’éternité coïncide avec le temps, non pas à l’état permanent mais dans un acte fugitif. La présence n’est jamais absolue : la présence de Dieu, tu ne l’expérimentes que dans un contact furtif. Le contact est toujours fugitif. Ce n’est pas le temps, qui coïncide avec l’éternité, mais seulement "l’instant", dans lequel, par la foi, tu t’ouvres pour accueillir Dieu qui est toujours présent, mais qui n’entre avec toi dans cette communion-là que dans l’acte en lequel tu échappes à l’épaisseur du temps et passes au-delà du monde dans lequel tu te trouves. Dieu est Celui qui vient. Dans la succession du temps, la rencontre avec Dieu s’offre en chaque instant qui passe ; en chaque instant qui passe, nous pouvons nous ouvrir à un Dieu qui est toujours nouveauté absolue.
Le nom de Dieu, "Celui qui vient", est une expression très dense ; elle enseigne que la vie spirituelle est continuelle nouveauté. Dieu n’a ni passé ni futur : penser qu’il soit venu pour demeurer en toi de manière stable dans l’union mystique, ce serait ne pas le connaître. Vivre, c’est renouveler continuellement son être dans le contact avec Dieu ; la vie chrétienne est nouveauté essentielle. Tu grandis dans l’amour en renaissant à tout instant par un contact qui s’offre dans cet instant présent que tu vis. Dieu est "Celui qui vient" ; c’est sous ce nom que l’âme le connaît et le rencontre. L’âme vit ainsi une éternelle jeunesse : le passé n’est plus, le futur n’est pas encore, et dans "l’instant" tu vis la rencontre avec l’éternité.
Si tu laisses passer l’instant, si tu ne te rencontres pas avec Dieu, ta vie à cet instant n’existe pas. Il est "Celui qui vient"; mais la rencontre ne réalise pas encore l’union parfaite. Il te touche, et disparaît. Pourquoi n’est-ce pas encore la communion parfaite et définitive ? Précisément parce que notre temps ne coïncide pas avec son éternité. C’est seulement dans "l’instant", qu’Il te touche et l’instant passe. La vie est nouveauté continuelle ; mais en cette nouveauté l’âme tressaille au contact de Dieu, puis éprouve le sentiment d’être frustrée de son désir, et cela continuellement. Il vient, et semble éveiller notre désir plutôt que le combler. Chaque rencontre avec lui nous laisse un peu plus affamés, précisément parce qu’il ne reste pas. Mais il ne peut pas rester : il ne serait plus Dieu s’il restait, car alors l’éternité s’identifierait à "notre" temps.
La rencontre est toujours fugitive ; mais le résultat est que l’âme vit un "tressaillement" sous la touche divine, qu’elle en est troublée jusque dans ses profondeurs. À chaque rencontre, c’est une nouvelle angoisse d’amour, un nouveau sentiment de solitude, parce que l’homme ne vit pas encore au-delà d’un temps successif qui ne peut s’identifier à la pure présence.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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