Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
Été
 
Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
9 h 15
9 h 15
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 30
10 h 30
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Vendredi de la 18ème semaine du T.O.

Vendredi, 7 Août 2020

 Le Monachisme intériorisé : la vie chrétienne dans le Monde de PAUL EVDOKIMOV

Selon les grands maîtres, les moines ne sont pas autre chose que ceux qui veulent " être sauvés ", " ceux qui mènent la vie selon l’Évangile ", " cherchent l’unique nécessaire " et " se font violence en tout ". Il est parfaitement évident que ces paroles définissent très exactement l’état de tout croyant-laïc. Saint Nil estime que toutes les pratiques monacales s’imposent aux gens du monde. Comme le dit encore une fois saint Jean Chrysostome : " Ceux qui vivent dans le monde bien que mariés, doivent par tout le reste ressembler aux moines ". " Vous vous trompez tout à fait, si vous pensez qu’il est des choses exigées des séculiers et d’autres des moines... ils auront les mêmes comptes à rendre ". La prière, le jeûne, la lecture des Écritures, la discipline ascétique, s’imposent à tous au même titre. Saint Théodore Studite dans sa lettre à un dignitaire byzantin dresse le programme de la vie monastique et précise : " Ne croyez pas que cette liste vaille pour le moine et non pas, tout entier et également pour le laïc ".
Quand les Pères parlaient, ils s’adressaient à tous les membres du Corps, sans aucune distinction entre le clergé et le laïcat, ils parlaient au sacerdoce universel. Le pluralisme actuel des théologies de l’épiscopat, du clergé, du monachisme, du laïcat, étant inconnu au temps des Pères, serait même incompréhensible pour eux. L’Évangile dans sa totalité s’applique à tout problème particulier de tout milieu.
D’autre part, certaines grandes figures parmi les moines montrent un net dépassement de leur propre état, comme de toute formule ou forme définie. Tel est par exemple le type si lumineux de saint Séraphin de Sarov. Il n’a pas formé de disciples et il n’est point maître d’une école, et pourtant il est maître de tous, car son témoignage de l’Orthodoxie dépasse tout ce qui est type, catégorie, style, définition, limite. Sa joie pascale ne vient pas de son tempérament, mais fait entendre le chant de l’Orthodoxie même. Avec une langue ordinaire il dit des choses extraordinaires, qu’il a reçues de l’Esprit Saint. Après une lutte redoutable, à l’ombre d’un silence qui cache une vie qu’aucun moine ne pouvait supporter, saint Séraphin quitte ces formes extrêmes d’ermite et de stylite, et sort vers le monde. " Ange terrestre et homme céleste ", il transcende même le monachisme. Dans une certaine mesure, il n’est plus ni moine retiré du monde, ni homme vivant parmi les hommes, il est l’un et l’autre, et le dépassement des deux, témoin essentiellement de l’Esprit Saint. Il le dit à Nicolas Motovilov dans son célèbre entretien : " Ce n’est pas à vous seul qu’il est donné de comprendre ces choses, mais par vous, au monde entier, afin que vous soyez affermis dans l’œuvre de Dieu, pour l’utilité de plusieurs. Quant au fait que vous êtes laïc, et que je suis moine, il n’est pas besoin d’y penser... Le Seigneur recherche les cœurs remplis d’amour pour Dieu et le prochain. Voilà le trône sur lequel il aime s’asseoir et sur lequel il apparaît dans la plénitude de sa gloire céleste. ‘Mon enfant, donne-moi ton cœur, et tout le reste je te le donnerai de même’, parce que c’est dans le cœur de l’homme qu’est le Royaume de Dieu... Le Seigneur entend aussi bien les prières du moine que celles du simple laïc, pourvu que tous deux aient une foi sans erreur, soient vraiment croyants et aiment Dieu du plus profond de leur âme, car quand bien même leur foi ne serait qu’un grain de moutarde, ils transporteront tous deux des montagnes " (13). Tous deux, le moine et le laïc, s’érigent en signe et référence du " Tout Autre ".

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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