Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
Été
 
Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
9 h 15
9 h 15
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 30
10 h 30
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Saint Maximilien Kolbe

Vendredi, 14 Août 2020

Conférence de presse de Saint JEAN-PAUL II

Maximilien Kolbe, religieux franciscain, a suscité l’intérêt du monde entier par son sacrifice librement choisi.
Attentive aux signes des temps, que veut nous dire l’Église en nous proposant comme modèle ce prêtre ? Car, notons-le avec soin, cet homme de quarante-sept ans qui, avec une fidélité exemplaire, avait réalisé l’idéal de saint François, a voulu mourir comme prêtre. À la question brutale de "Fritch le Sanglant", absolument ahuri par l’audace de ce bagnard qui voulait prendre la place d’un condamné : "Qui donc es-tu ?", Maximilien Kolbe donne cette simple réponse : "Prêtre catholique".
C’est donc en tant que prêtre qu’il accompagna le troupeau lamentable des neuf condamnés à mort. Il ne s’agissait pas seulement de sauver le dixième ! Il fallait aider à mourir les neuf autres. À partir du moment où la porte fatale s’est refermée sur les condamnés, il les prit tous en charge, non pas ceux-là seulement, mais d’autres encore qui mouraient de faim dans les bunkers voisins et dont les hurlements de fauves faisaient frémir tous ceux qui approchaient. Le fait est qu’à partir du moment où le Père Kolbe fut au milieu d’eux, ces malheureux se sentirent brusquement protégés et assistés, et les cellules où ils attendaient le dénouement inexorable résonnèrent de prières et de chants ! Les sbires eux-mêmes en furent bouleversés : "Nous n’avons jamais vu cela !" disaient-ils. Nous ne saurons qu’au jour du Seigneur s’il y eut dans leur nombre des "bons larrons" convertis, ne fût-ce qu’à la dernière heure, par ce témoignage héroïque. Toujours est-il qu’à partir de l’Assomption 1941, le bagne devint moins infernal.
Par ailleurs, le Père Maximilien est mort à une époque de colère et de mépris, où l’homme avait été ravalé au rang de robot, pire qu’esclave. Le souvenir hallucinant de l’enfer concentrationnaire s’estompe peu à peu ; les jeunes n’en savent presque rien et les manuels d’histoire rapportent des faits que l’imagination a beaucoup de peine à saisir. Cependant les survivants de cette époque savent bien à quel point, sous un régime totalitaire, la personne humaine est dégradée, humiliée, bafouée. Sur ce fond empoisonné, seule la haine prolifère. Un bagnard a dit : "Je les hais, parce qu’ils m’ont appris à haïr !"
Or, chose absolument inouïe, mais d’innombrables témoignages en font foi, Maximilien Kolbe ignorait la haine. Dans la prison de Pawiak, à Varsovie, dans l’enceinte des barbelés d’Auschwitz, il embrassait du même regard clair bourreaux et victimes, au point que les plus sadiques détournaient leurs yeux : "Ne nous regarde pas ainsi !" Cet homme marqué d’un simple numéro : 16670, a remporté la plus difficile des victoires, celle de l’amour qui absout et pardonne. Dans le cercle infernal de la dialectique de la haine, il a pénétré avec un cœur brûlant d’amour, et du coup, le sortilège infernal fut exorcisé, l’amour fut plus fort que la mort.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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