Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
Été
 
Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
9 h 15
9 h 15
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 30
10 h 30
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Sainte Monique

Jeudi, 27 Août 2020

 Confessions de SAINT AUGUSTIN

D’en haut, tu m’as tendu ta main, mon Dieu, tu as arraché mon âme du fond de mes ténèbres, tandis que ma mère, ta fidèle servante, pour moi versait vers toi des larmes plus abondantes que les pleurs versés par les mères sur le corps d’un défunt. Car par sa foi et ton Esprit, elle voyait bien que j’étais mort. Et tu l’as exaucée, Seigneur ! Tu l’as exaucée, et tu n’as pas méprisé ses larmes, lorsque, coulant à flots, elles inondaient la terre, au-dessous de ses yeux, dans tous les lieux de sa prière !
Tu l’as exaucée ! Sinon, d’où serait venu le songe par lequel tu l’as réconfortée, au point qu’elle accepta de vivre avec moi et d’avoir avec moi table commune à la maison ? Elle l’avait d’abord refusé, se détournant et détestant les blasphèmes où me jetait mon erreur. Eh bien ! Elle se vit debout sur une sorte de règle de bois. Un jeune homme venait à elle, resplendissant, épanoui, et lui souriait, alors qu’elle était triste, et triste jusqu’à l’accablement. Il lui demanda les causes de sa tristesse et de ses larmes quotidiennes ; cela pour l’instruire, comme on le fait souvent, non pour s’instruire. Elle répondit qu’elle se lamentait de ma perte. Alors il l’invita à se rassurer, et l’engagea à regarder attentivement : elle verrait que là où elle était, j’étais moi aussi. Elle regarda, et me vit aussitôt à côté d’elle, debout sur la même règle.
Elle m’avait raconté cette vision, et moi, je tentais de forcer les choses à signifier que c’était plutôt elle qui ne devait pas désespérer de devenir ce que j’étais ; mais à l’instant, sans une hésitation : “Non, dit-elle, non, on ne m’a pas dit : là où il est lui, tu es toi aussi, mais : là où tu es toi, il est lui aussi”. Je t’avoue mon souvenir, Seigneur, tel que je me le rappelle, cette réponse qui, par la bouche d’une mère vigilante, était la tienne. Le fait qu’une fausse interprétation si plausible ne l’ait pas troublée, et que ma mère ait vu si vite ce qu’il fallait voir, alors que moi je ne l’avais pas vu avant qu’elle ne me l’ait dit, tout cela m’impressionna plus que le songe lui-même, où pour apaiser son inquiétude présente, lui fut prédite, si longtemps avant, la joie que devait ressentir cette pieuse femme si longtemps après.
De fait, près de neuf ans se sont écoulés depuis. Moi, je les ai passés dans cette boue des bas-fonds, dans les ténèbres du mensonge et, malgré de fréquents efforts pour me lever qui me laissaient plus lourdement brisé, je m’y suis roulé. Pendant ce temps cette veuve comme tu les aimes : chaste, pieuse et sobre, déjà plus allègre sans doute dans l’espérance, mais non moins assidue aux larmes et aux gémissements, ne cessait, à toutes les heures de sa prière, de se lamenter sur moi auprès de toi. Ses prières entraient en ta présence, et pourtant tu me laissais encore me rouler et m’enrouler dans ces ténèbres.
Entre-temps, tu donnas une seconde réponse qui me revient à l’esprit. Tu lui donnas une seconde réponse par ton prêtre, un évêque nourri par l’Église et rompu à l’intelligence de tes livres. Cette femme l’avait prié de bien vouloir s’entretenir avec moi, réfuter mes erreurs, me désapprendre le mal et m’apprendre le bien. Il refusa, sagement en vérité, je le compris plus tard. Il lui répondit que j’étais encore incapable d’être éclairé, du moment que j’étais tout enflé par la nouveauté de cette hérésie. “Mais, dit-il, laisse-le là, prie seulement le Seigneur pour lui. De lui-même, il découvrira par ses lectures la nature de cette erreur et la grandeur de son impiété”.
Il eut beau dire, elle ne voulait pas entendre raison, mais elle insistait, se faisait plus suppliante, redoublant de larmes, pour qu’il me voie et discute avec moi. Et lui, un peu gagné déjà par l’impatience et l’ennui, de répondre : “ Va-t’en ! Aussi vrai que tu vives, il ne peut se faire que le fils de telles larmes périsse !”. Dans ses entretiens avec moi, elle me rappelait souvent qu’elle accueillit cette parole comme si elle eût retenti du haut du ciel.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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