Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
Hiver
Été
 
Hiver
Été
Vigiles
3 h 30
4 h 00
  Vigiles
3 h 30
4 h 00
Laudes
6 h 45
7 h 00
  Laudes
7 h 00
7 h 30
Messe
7 h 15
7 h 30
  Tierce
9 h 15
9 h 15
Tierce
9 h 15
9 h 15
  Messe
10 h 30
10 h 30
Sexte
12 h 15
12 h 15
  Sexte
12 h 15
12 h 15
None
14 h 15
14 h 15
  None
14 h 15
14 h 15
Vêpres
17 h 30
18 h 00
  Vêpres
17 h 30
18 h 00
Complies
19 h 30
20 h 00
  Complies
19 h 30
20 h 00

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Saint Augustin

Vendredi, 28 Août 2020

Sermon de SAINT AUGUSTIN

Le souci de ma charge me préoccupe sans cesse depuis qu’a été imposé à mes épaules ce fardeau dont le compte qu’il me faut rendre est rigoureux. Toutefois, je suis beaucoup plus troublé en y pensant, lorsque son anniversaire renouvelant le souvenir du passé, place devant mes yeux ce fardeau déjà reçu auparavant, de manière à me le faire sentir comme si je m’apprêtais à le porter aujourd’hui pour la première fois.
Que craint-on donc dans ce don de l’épiscopat ? C’est d’être davantage réjoui de l’honneur périlleux qu’il comporte pour nous, que de ce qu’il est fructueux pour votre salut. Aidez-moi donc de vos prières, pour que le Christ daigne porter avec moi son fardeau. Lorsque vous priez ainsi, vous priez aussi pour vous. En effet, ce mien fardeau dont je parle, qu’est-il d’autre que vous ? Priez donc vraiment pour moi, comme je prie moi-même pour que vous ne me soyez pas lourds. Notre Seigneur Jésus Christ, en effet, n’aurait jamais dit léger son fardeau s’il ne le portait avec celui qui le porte. Et vous aussi soutenez-moi afin que, selon le commandement de l’Apôtre, nous portions les fardeaux les uns des autres, accomplissant ainsi la loi du Christ. Si lui, ne le porte pas avec nous, nous succombons ; s’il ne nous porte pas, nous tombons.
D’un côté, ce que je suis pour vous m’épouvante, d’un autre côté, ce que je suis avec vous me rassure. Pour vous, en effet, je suis l’évêque ; avec vous je suis un chrétien. Évêque, c’est le titre d’une charge qu’on assume ; chrétien, c’est le nom d’une grâce que l’on reçoit, titre périlleux, nom qui sauve. Aussi bien avons-nous été jetés dans la tempête de cette activité comme au sein d’une mer immense. Mais nous souvenant par quel sang nous avons été rachetés, nous entrons dans cette pensée qui nous calme, comme dans un port sûr. Peinant dans une charge qui nous est personnelle, nous nous reposons dans un bienfait qui nous est commun. Que le fait donc d’être racheté avec tous me séduise davantage que celui d’être votre chef. Alors, comme me l’a commandé le Seigneur, je serai plus pleinement votre serviteur, pour ne pas être ingrat vis-à-vis du bienfait qui m’a valu d’être votre compagnon de service.
Je dois, en effet, aimer mon Rédempteur et je sais qu’il a dit à Pierre : "Pierre, m’aimes-tu ? Pais mes brebis." Il le lui dit une fois, deux fois, trois fois. Il interroge Pierre sur son amour, et lui demande un travail, car à plus grand amour, moindre peine. "Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?". Lui dirai-je de me payer pour paître ses brebis ? Les paître, je le fais bien sûr, mais pas moi : la grâce de Dieu avec moi. Que va-t-il me revenir, si de partout il me prévient ? Et pourtant, bien que nous l’aimions gratuitement, nous demandons une récompense, parce que c’est son troupeau que nous paissons ! Comment cela se fait-il ? Comment accorder ces deux choses : J’aime gratuitement en faisant paître le troupeau et, parce que je le fais paître, je demande une récompense ? On ne pourrait demander aucun salaire à celui qu’on aime gratuitement, si le salaire n’était celui-là même qui est aimé. Car si pour le remercier de nous avoir rachetés, nous paissons ses brebis, que lui donnerons-nous en retour de nous avoir fait pasteurs ? En effet, mauvais pasteurs – à Dieu ne plaise ! – nous le serions parce que nous sommes mauvais, mais bons pasteurs – oh ! Que Dieu nous l’accorde ! –, nous ne pouvons l’être que par sa grâce.
C’est qu’il nous faut reprendre en main les inquiets, rassurer les pusillanimes, stimuler les faibles, convaincre les contradicteurs, prendre garde aux semeurs d’embûches, instruire les ignorants, exciter les indolents, calmer les querelleurs, réprimer les orgueilleux, remettre sur pied les désespérés, pacifier les chicaneurs, secourir les pauvres, délivrer les opprimés, approuver les bons, supporter les mauvais, et vous aimer tous.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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