Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Mardi 22ème semaine du T.O.

Mardi, 1 Septembre 2020

Audience générale du 14 avril 1976 de PAUL VI

Les réalités suprêmes relatives à notre salut peuvent se résumer et s’exprimer dans deux images extrêmement dramatiques. La première, c’est la condition existentielle de l’homme, une condition extrêmement malheureuse, celle d’une créature manquée, c’est-à-dire une créature ayant une nature déchue et viciée, un fonctionnement anormal dont elle a hérité dès la naissance, et qui, généralement, a été aggravé par des fautes personnelles et responsables. C’est la condition du péché originel, aggravée par les fautes volontaires. De nous-mêmes, nous sommes incapables de retrouver l’état d’innocence, et donc de rétablir des rapports positifs et heureux avec Dieu, ce qui est notre vraie vie, notre béatitude parfaite, ce à quoi nous sommes destinés. Nous avons besoin d’être sauvés. C’est à cette douloureuse constatation que doit nous conduire l’humanisme profane et païen, c’est-à-dire au seuil de la folie et du désespoir pessimiste : l’homme ne peut se sauver tout seul.
La seconde image, l’image merveilleuse qui est propre à notre religion, c’est le mystère de l’intervention de Dieu pour notre salut. Oui, Dieu est venu au secours de notre humanité tombée en ruines après la rupture du premier anneau qui la rattachait à la vie même de Dieu, et de surcroît blessée par les fautes personnelles des hommes pécheurs. Une prodigieuse révélation nous annonce cette surprise, révélation qui, de soi, n’était pas due aux créatures que nous sommes, entraînées dans la disgrâce d’Adam et ployant sous le poids de nos propres manquements : "Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé", et cela, "par Jésus-Christ, notre Seigneur".
Gardons profondément marquée dans nos cœurs cette double image des vérités suprêmes de nos destinées et méditons sur la bonté indicible et puissante de Dieu dans la célébration de notre salut, de notre Pâque. Saint Augustin, avec l’esprit de synthèse qui le caractérise, résume en deux mots cette histoire de la rédemption des hommes : le mot "misère" qui exprime la condition de l’homme, notre fatale anthropologie, et le mot : "miséricorde" qui chante l’amour sauveur de Dieu, sa fulgurante théologie.
Misère et miséricorde ! L’effort que nous ferons pour pénétrer avec l’intelligence et avec le cœur ces deux mots qui se situent, l’un au fond de l’analyse humaine, l’autre au sommet de la révélation divine, peut nous aider à comprendre quelque chose du drame pascal. Et à ces formules décisives de notre religion, nous pourrons rattacher bien d’autres paroles de l’Écriture, non moins denses, riches et révélatrices. Rappelons-en quelques-unes. Saint Paul écrit aux Éphésiens : "Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, Il nous a donné la vie avec le Christ, lorsque nous étions morts par suite de nos fautes". Et saint Jean dans son Évangile : "Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils Unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle". Et encore : "C’est à ceci désormais que nous connaissons l’amour : Jésus a donné sa vie pour nous".
Pâques devient alors la découverte merveilleuse de l’amour que Dieu nous porte, par le Christ, dans l’Esprit Saint. Et si cette découverte nous porte à nous repentir davantage de la façon indigne dont nous nous comportons, elle nous remplit ensuite de confiance et de joie, en sachant qu’est rétabli notre rapport filial et heureux avec le Dieu vivant.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous consentez à notre politique de confidentialité