Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

chant aiguebelle"Donner sa vie"
T.: Didier Rimaud - M. : Marcel Godard



"Exulte de toutes tes forces"
T.: AELF - M. : Aiguebelle



"Salve"
M. : Mélodie cistercienne

Bse Vierge Marie, Reine

Samedi, 5 Septembre 2020

Homélie pour l’Annonciation 2006 de BENOIT XVI

C’est le Christ, Verbe de Dieu incarné que nous célébrons toujours : l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous, par l’intermédiaire duquel s’est accomplie la volonté salvifique de Dieu le Père. Et cependant aujourd’hui nous contemplons cet aspect du Mystère : la Source divine s’écoule par un canal privilégié : la Vierge Marie. Utilisant une image éloquente, saint Bernard parle, à ce propos, d’acqueduc. En célébrant l’Incarnation du Fils nous ne pouvons pas, par conséquent, ne pas honorer sa Mère. C’est à Elle que fut adressée l’annonce de l’ange : Elle l’accueillit, et lorsque du plus profond de son cœur elle répondit : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole » à ce moment-là, le Verbe éternel commença à exister comme être humain dans le temps.
De génération en génération, on continue de s’émerveiller devant ce mystère ineffable. Imaginant s’adresser à l’Ange de l’Annonciation, Saint Augustin demande : « Dites-moi donc, ange de Dieu, d’où vient à Marie cette faveur ? » La réponse, dit le Messager, est contenue dans les paroles mêmes de la salutation : « Je vous salue, pleine de grâce » (Sermo 291, 6). Effectivement, l’Ange, en « entrant chez Elle », ne l’appelle pas par son nom terrestre, Marie, mais par son nom divin, comme Dieu la voit et la qualifie depuis toujours : « Pleine de grâce », la grâce n’étant rien d’autre que l’amour de Dieu, nous pourrions traduire cette parole par : « aimée » de Dieu. Origène observe que jamais un tel titre ne fut donné à un être humain, que rien de semblable n’est décrit dans l’ensemble des Saintes Ecritures .
Il s’agit d’un titre exprimé sous forme passive, mais cette « passivité » de Marie, qui est depuis toujours et pour toujours l’« aimée » du Seigneur, implique son libre consentement, sa réponse personnelle et originale : en étant aimée, en recevant le don de Dieu, Marie est pleinement active, car elle accueille avec une disponibilité personnelle la vague de l’amour de Dieu qui se déverse en elle. En cela également, Elle est la parfaite disciple de son Fils, qui à travers l’obéissance à son Père réalise entièrement sa propre liberté et précisément de cette manière exerce la liberté, en obéissant. Dans la deuxième lecture nous avons entendu la merveilleuse page dans laquelle l’auteur de la Lettre aux Hébreux interprète le psaume 39, précisément à la lumière de l’Incarnation du Christ : « Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit :… Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté ».
Face au mystère de ces deux « me voici », le « me voici » du Fils et le « me voici » de la Mère, qui se reflètent l’un dans l’autre et forment un unique Amen à la volonté d’amour de Dieu, nous demeurons stupéfaits et, remplis de reconnaissance, nous adorons.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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