Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

TRINITE

Dimanche, 12 Juin 2022

Homélie de Saint BASILE DE CESAREE

Se souvenir sans cesse de Dieu est bon, et l'âme qui aime Dieu n'en est jamais rassasiée. Mais parler de Dieu est audacieux : notre esprit est bien loin d’une si grande affaire, et d'un autre côté, la parole ne traduit que bien faiblement ce qu'on a dans l'esprit. Bien que notre désir d'aimer Dieu diffère de l'un à l'autre, personne n'est si aveugle ou ne s'abuse lui-même au point de croire qu'il est parvenu à le saisir parfaitement. Au contraire, plus on est avancé dans la connaissance de Dieu, plus on ressent profondément son impuissance. Tel était Abraham, tel aussi était Moïse : alors qu'ils pouvaient voir Dieu, autant du moins qu'il est possible à l'homme, l'un comme l'autre se faisait le plus petit de tous ; Abraham se nommait "terre et cendre", et Moïse se disait de parole malhabile et lente. Il constatait en effet, la faiblesse de sa langue à traduire la grandeur de Celui que son esprit saisissait. Nous parlons de Dieu non pas tel qu'il est, mais tel que nous pouvons le saisir.

Quant à toi, si tu veux dire ou entendre quelque chose de Dieu, laisse ton corps, laisse tes sens corporels. Ayant tout dépassé par ta pensée, élève ton esprit au-dessus de toutes les créatures, contemple la divine nature : elle est là, immuable, sans changement, simple, indivise, lumière inaccessible, gloire éclatante, bonté désirable, beauté inégalable qui s'empare fortement de l'âme qui en est blessée, mais que celle-ci ne peut traduire en paroles adéquates.

Là est le Père, le Fils et le Saint-Esprit : nature incréée, majesté souveraine, bonté par essence. Le Père est le principe de tout, la cause de l'être de ce qui est, la racine des vivants. Il est Celui dont coule la Source de la vie, la Sagesse, la Puissance, l'Image parfaitement semblable du Dieu invisible : le Fils engendré du Père, Verbe vivant, qui est Dieu, et tourné vers le Père. Par ce nom de Fils, nous apprenons qu'il partage la même nature : il n'est pas créé par un ordre, mais il brille sans cesse à partir de sa substance, uni au Père de toute éternité, égal à lui en bonté, égal en puissance, partageant sa gloire. Ne nous montre-t-il pas en effet en lui tout le Père, mais comme un sceau et une image ?

Et quand notre intelligence aura été purifiée des passions terrestres et qu’elle laissé de côté toute créature sensible, tel un poisson qui émerge des profondeurs à la surface, rendue à la pureté de sa création, elle verra alors l'Esprit-Saint là où est le Fils et où est le Père. Cet Esprit, étant de même essence selon sa nature, possède, lui aussi tous les biens : bonté, droiture, sainteté, vie. Aucun d'eux ne lui vient du dehors, aucun ne lui est venu par la suite. Mais de même que brûler est lié au feu et resplendir à la lumière, ainsi on ne peut ôter à l'Esprit-Saint le fait de sanctifier ou de faire vivre, pas plus que la bonté et la droiture.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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