Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Mardi 11ème semaine du T.O.

Mardi, 14 Juin 2022

Sermon de SAINT BERNARD

Jusqu’à présent, je me suis imposé de ne pas donner libre cours à mes larmes, et pourtant j’étais si bouleversé et accablé ! J’ai pu commander à ma tristesse, si je n’ai pu dominer mes pleurs, comme il est écrit : “J’étais troublé et je n’ai pas parlé”. Mais la douleur ainsi réprimée s’est enracinée plus profond, au-dedans, au point que, je le sens bien, elle devient plus violente du fait qu’il ne lui était pas possible de s’exprimer. Je l’avoue, me voilà vaincu. Il faut que ma souffrance cachée s’exprime au-dehors. Qu’elle s’étale aux yeux de mes enfants ; me sachant malheureux, ils seront plus indulgents à mes plaintes, plus doux à me consoler.

Vous savez, mes fils, comme ma douleur est profonde, comme ma plaie est douloureuse. Vous voyez quel fidèle compagnon m’a laissé sur le chemin où je marche, vous avez connu son attentive sollicitude, son ardeur à l’ouvrage, la douceur de ses manières. Qui m’était aussi indispensable ? De qui étais-je autant aimé ? Il était mon frère par le sang, mais plus frère encore dans la vie religieuse. Plaignez mon sort, je vous prie, vous qui savez tout cela.

J’étais faible de corps, et il me soutenait ; j’avais un cœur craintif, et il m’encourageait, j’étais paresseux et négligent, et il me stimulait, imprévoyant et oublieux, il me rafraîchissait la mémoire. Pourquoi m’a-t-il été arraché ? Pourquoi a-t-il été ravi de mes mains, cet homme qui ne faisait qu’un avec moi, cet homme selon mon cœur ? Nous nous sommes aimés en cette vie ; pourquoi la mort nous sépare-t-elle ? Séparation très amère, et qui aurait pu la causer, sinon la mort ? Car vivant, il ne m’aurait jamais quitté vivant ! Cet affreux divorce est en tout l’œuvre de la mort. Qui n’aurait pas épargné le tendre lien de notre amour mutuel, sinon la mort, ennemie de toute tendresse. C’est bien la mort, qui enlevant l’un de nous, en a supprimé deux, la brutale ! N’est-ce pas la mort pour moi aussi ? Pour moi surtout à qui est conservée une vie plus triste que toute mort ! Je vis, pour mourir vivant ; dirais-je que c’est une vie ? Comme tu aurais été plus douce, mort cruelle, de me priver de l’usage de la vie que de m’ôter son fruit ! Car la vie sans ce fruit est plus lourde que la mort. Un double mal menace l’arbre infructueux : la hache et le feu. Donc, envieuse de mes travaux, tu as éloigné de moi mon ami et mon proche par le zèle de qui je portais du fruit, si fruit il y avait ! 

Il m’eût mieux valu, Gérard, être privé de la vie que de ta présence, toi qui, attentif, me poussais à travailler, toi, mon aide fidèle et mon censeur averti. Dis-moi, pourquoi nous sommes-nous aimés et nous sommes-nous quittés ? Sort terrible, mais l’infortune est pour moi et non pour lui ! Car toi, cher frère, si tu as perdu des êtres chers, c’est pour en rejoindre de plus chers. Mais moi, à présent misérable, quelle consolation me reste-t-il, toi parti, mon unique réconfort. Notre présence corporelle aussi bien que l’harmonie de nos caractères étaient à l’un et à l’autre un plaisir ; mais la séparation n’a blessé que moi. Nous eûmes en commun l’agrément ; à moi tristesse et deuil. Sur moi sont passées les colères, sur moi a pesé la fureur ! Tous deux nous avions pour agréable la présence l’un de l’autre, sa douce fréquentation, son agréable entretien ; moi, j’ai perdu toutes ces joies, toi, tu en as changé. Et certes pour ceux qui ne changent pas, il y a grand profit.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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