Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Mercredi 11ème semaine du T.O.

Mercredi, 15 Juin 2022

Dynamique du provisoire du FRÈRE ROGER SCHÜTZ

Réagir à la lourdeur d'un corps ecclésial peut être nécessaire pour renouveler ce qui est caduc en lui. Mais si ceux qui s'expriment deviennent protestataires et si, de plus, ils se regroupent et clament du dehors, ils bloquent les institutions déjà fatiguées par un long cheminement et en empêchent les réformes. 

On ne réforme pas un corps, si petit soit-il, par une menace de rupture. C'est toujours de l'intérieur et avec une infinie patience que l'on réanime ce qui doit l'être. Alors seulement la confrontation édifie. Toute rupture qui, sur le moment, semble apaiser la tension, est en définitive un appauvrissement. Elle est un refus d'opérer les dépassements essentiels à toute vie en Dieu pleinement responsable et solidaire. 

Certes la tentation est grande pour certains de se retirer et de constituer ensuite un petit troupeau avec les meilleurs. Mais il faut savoir que, sous les pressions de l'histoire, les « petits restes » risquent de se durcir et de ne plus être porteurs de vie. Or tout ce qui ne promeut pas la vie est destiné à la mort. 

 La diversité des familles spirituelles dans l'Eglise est un facteur de santé et d'unité. Mais ils s'opposent à l'unité, ceux dont les particularismes ne peuvent subsister qu'au prix de la séparation. 

Vénérer le mystère de l'Eglise, consentir à nos impossibilités en face de certains poids, c'est pouvoir alors, quand il le faut et, en temps opportun, demander, supplier, exhorter et permettre qu'éclate l'événement au sein de l'institution, sans pour autant rompre l'unité. 

Celui qui, dans sa vie personnelle ou dans celle de l'Eglise, se contenterait d'attendre le seul événement de Dieu et se placerait dès lors dans l'unique perspective du provisoire, verrait son attente infirmée. N'acceptant pas que l'événement de Dieu s'intègre dans l'histoire, dans la continuité de la tradition, il l'exposerait à être comme une pierre précieuse jetée aux pourceaux. 

Mais, de son côté, une institution qui se refuse à considérer l'événement de Dieu toujours possible oublie la valeur de l'attente, se prive de la dynamique du provisoire, se condamne au durcissement et à l'absence de rayonnement. Maintenir, au nom de la tradition, des formes stéréotypées, c'est caricaturer la tradition elle-même, ce grand courant qui traverse les temps et la vie de l'Eglise, véhiculant avec lui et en lui des valeurs essentielles, la Parole vivante de Dieu. Celui qui n'attend plus rien devient statique, il se prive de tout pouvoir de communication. 

Il peut arriver qu'au moment où l'événement surgit dans l'institution il y ait forte tension, et même grande souffrance. Plus que jamais alors, la contemplation du Christ et du mystère de l'Eglise vient au secours de notre impatience et nous rend à la sérénité. 

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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