Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

15ème dimanche du T.O.

Dimanche, 10 Juillet 2022

Morales sur Job de Saint GRÉGOIRE LE GRAND

Après avoir perdu tous ses biens et tous ses enfants, Job se leva, déchira ses vêtements, se rasa la tête et, se prosternant sur le sol, il adora. Ses vêtements déchirés, sa tête rasée, son prosternement à terre témoignent bien qu'il a ressenti la douleur de ce coup. Mais en ajoutant : "Il adora", on nous montre clairement que même dans la douleur, il ne s'emporta pas contre la décision de celui qui le frappait.

Écoutons ce qu'il dit alors : "Nu, je suis sorti du sein de ma mère, et nu, j'y retournerai". Puisque, par la décision du Seigneur, il avait tout perdu, il se remit en mémoire, afin de garder patience, le temps où il n'avait pas encore ce qu'il venait de perdre. Penser que jadis il n'avait rien lui adoucit la souffrance de cette perte. Car c'est une grande consolation, quand nous perdons nos biens, de nous rappeler le temps où nous étions dépourvus de ces choses que nous avons perdues.

Puisque la terre nous a tous engendrés, ce n'est pas sans raison que nous l'appelons notre mère. Aussi est-il écrit : "Un joug pesant accable les fils d'Adam depuis le jour où ils sortent du sein maternel, jusqu'au jour de leur sépulture au sein de la mère commune". Le bienheureux Job, pour pleurer patiemment ce qu'il a perdu en ce monde, considère avec attention l'état dans lequel il y est venu, et, pour garder plus sûrement patience, il pense encore davantage à l'état dans lequel il le quittera : "Nu, je suis sorti du sein de ma mère, et nu, j'y retournerai". C'est-à-dire : la terre m'a produit nu à mon entrée en ce monde, et quand je le quitterai, la terre me recevra nu. J'avais reçu les biens : j'ai perdu ce que je devais abandonner ; qu'ai-je donc perdu qui me soit propre ?

Et puisque la consolation ne doit pas seulement venir de la vue de notre état, mais aussi de la justice de notre Créateur, Job dit encore : "Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, comme il a plu au Seigneur, il en est advenu". Le saint homme, éprouvé par l'adversaire, avait tout perdu ; mais sachant que Satan n'avait pas le pouvoir de l'éprouver sans la permission de Dieu, il ne dit pas : "Le Seigneur a donné, le diable a enlevé", mais : "Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris". Peut-être aurait-il eu de quoi se plaindre si l'ennemi lui avait enlevé le bien donné par le Créateur. Mais puisque celui qui l'a ôté n'est autre que celui qui l'a donné, il n'a fait que reprendre son propre bien et ne nous a pas enlevé le nôtre. Si c'est de lui que nous avons reçu les biens dont nous jouissons en cette vie, pourquoi nous plaindre s'il juge bon de nous retirer ce que sa largesse nous avait prêté ?

Aussi lorsqu'en cette vie nous avons à endurer ce que nous ne voudrions pas, il nous faut incliner notre volonté vers celui qui ne peut vouloir rien de mauvais. C'est alors un grand réconfort de nous dire que ce qui nous déplaît ne nous arrive que par décision de Celui à qui ne plaît que ce qui est bon. Si donc nous sommes persuadés que ce qui est bon plaît à Dieu, et que nous ne souffrons que ce qui plaît au Seigneur, tout ce que nous souffrons ne peut être que bon, et nous serions injustes de murmurer contre ces bonnes souffrances.

Nous avons entendu Job prendre position contre son adversaire par un langage viril. Écoutons-le maintenant conclure en louant son Juge par ces paroles de bénédiction : "Que le nom du Seigneur soit béni". Tout ce que Job a pensé de juste, il le conclut en bénissant le Seigneur. Pourtant sous le coup de l'épreuve, cet homme entonne au Seigneur une hymne de louange.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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