Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Mercredi 15ème semaine du T.O.

Mercredi, 13 Juillet 2022

L’homme, la souffrance et Dieu d’HANS KÜNG

De quoi s’agit-il donc dans l'histoire de Job ? Non pas d'essayer de pénétrer par effraction avec les clés de la raison dans l'énigme de la souffrance et du mal, mais plutôt d'avouer calmement, tranquillement, notre incapacité à pénétrer cette énigme de la souffrance et du mal. Il s'agit de refuser de nous prendre pour des gens non concernés et hors de cause, et pour des censeurs sans mandat qui se permettraient de porter impunément un jugement sur Dieu et le monde, et de refuser en toute circonstance de témoigner envers Dieu d'une défiance même secrète, même discrète, même inexprimée. Et pour dire la même chose de manière positive, il s'agit de témoigner à Dieu a priori une extrême confiance, une confiance sans condition, absolue. Il s'agit d'aller purement et simplement à lui dans toute souffrance, dans toute détresse intérieure et dans toute douleur extérieure, dans toute angoisse et dans tout souci, dans toute faiblesse et lassitude, dans tout ennui et toute désolation, dans toute agression et tentation, dans tout doute et dans toute colère.

Aller à lui non pour tempêter devant lui, non pour plaider avec lui, non pour faire apparaître notre propre justice et notre importance, mais pour être là devant lui, les mains parfaitement vides et pour tout attendre de lui. C'est précisément ce qui nous libérera et nous consolera. Je ne puis rien t'offrir, ni ma sagesse, ni ma justice. Je suis corps et âme ton débiteur, ta créature, ton serviteur inutile. Laisse-moi, je t'en prie, jeter en toi tout mon souci, toute ma misère, toute ma souffrance que je ne puis plus porter, car je n’en puis plus. Fais que je trouve près de toi espérance, force et joie.

Il se peut que dans une souffrance excessive nous soyons incapables d'une parole, que nous ne puissions que nous tenir là muets, vides et consumés. Mais c'est précisément cette attitude désarmée et muette qui sera l'expression de notre confiance profonde qui n'attend rien de soi, mais tout de Dieu. Dire “Amen” de manière convaincue, et le dire a priori à tout ce qu'Il fait, cela signifie : Qu'il en soit ainsi ! Et : C'est bien ainsi ! Dire “Amen”, c’est la traduction du terme important dans l'Ancien Testament : ‘croire’. La foi confiante au Dieu incompréhensible et toujours plus grand est la victoire qui triomphe de la souffrance, qui triomphe du mal, qui d'emblée a maîtrisé la révolte de l'incroyance. Le croyant est celui qui se rend volontairement captif pour être ainsi libre dans la certitude d'être appelé et soutenu par Dieu même. Le croyant est celui qui confesse sa propre faiblesse et renonce à tirer de sa propre prudence et de son propre effort une aide quelconque ; aussi trouve-t-il la force d'oser courir le risque, malgré toute la réalité menaçante et malgré toutes les ‘raisons’ contraires, de se confier totalement à Dieu, le Seigneur. La foi est ce qui rend possible le passage au-delà de l'océan de la souffrance, qui saisit avec confiance la main tendue vers l'homme d'au-delà l'abîme de la souffrance et du mal.

Reconnaissons-nous nous-mêmes dans la personne de Job Sa souffrance donne à notre souffrance force, sens et consolation. Sa foi appelle notre foi, sa confiance notre confiance. Derrière Job, serviteur souffrant de Dieu, qui a supporté sa propre souffrance, apparaît la figure de cet autre serviteur souffrant de Dieu qui a porté la souffrance du monde et qui a définitivement triomphé de la souffrance, du péché et de la mort.

 

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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