Horaire des Offices

 
Semaine
 
Dimanches et Solennités
 
 
 
 
Vigiles
4 h 00
  Vigiles
4 h 00
Laudes
7 h 00
  Laudes
7 h 30
Messe
7 h 30
  Tierce
9 h 15
Tierce
9 h 15
  Messe
10 h 30
Sexte
12 h 15
  Sexte
12 h 15
None
14 h 15
  None
14 h 15
Vêpres
18 h 00
  Vêpres
18 h 00
Complies
20 h 00
  Complies
20 h 00

 

Les offices sont de nouveau accessibles. Compte-tenu des consignes sanitaires actuelles, merci de veiller à garder à l'église une distance de 2m entre chaque personne. Les membres d'une même famille peuvent rester ensemble. Le port du masque est recommandé.

Quelques chants liturgiques...

Le chœur de la communauté d'Aiguebelle

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  • "Donner sa vie" - T. : Didier Rimaud - M. : Marcel Godard
  • "Exulte de toutes tes forces" - T. : AELF - M. : Aiguebelle
  • "Salve" - M. : Mélodie cistercienne

 

Mercredi 17ème semaine du T.O.

Mercredi, 27 Juillet 2022

Job et son Dieu de Jean LÉVÊQUE

Job revit en tout homme révolté par la souffrance, et qui se heurte aux apparences de l'agir divin, aux ruptures introduites à certaines heures dans son destin par la liberté de Dieu. Le croyant ébranlé par l'épreuve, ne peut guère comprendre que ce renversement des valeurs ne soit qu'apparent, tant que ses réflexes spirituels jouent au même niveau existentiel que sa souffrance, c'est-à-dire au niveau de l'immédiat. Dieu ne conteste pas l'apparaître des choses ; il ne reproche pas à Job les images agressives qui lui sont "montées au cœur", mais il lui reproche de s'être appuyé sur elles pour interpréter ses intentions, et d'avoir ainsi "enténébré" son plan.
Partant de ses seules impressions. Job s'est cru en droit d'en déduire ce que Eloïm avait "mis en Son cœur". Il a affirmé, en substance, que sa bonté n'était qu'un masque et que pour lui, la mort était la visée ultime. Or on ne peut interpréter les intentions de Dieu que sur la base de sa parole. Et Dieu attendait de Job qu'il n'écartât pas les images bibliques au nom de ses évidences immédiates, mais qu'il conservât ces images révélées pour en nourrir son espérance, en dépit des créations spontanées de son imagination. Il a fallu la théophanie et sa grâce de révélation pour que Job consentît enfin à rejoindre Dieu au-delà de toute image effrayante ou sécurisante.
Austère leçon que celle du livre de Job ! Mais elle nous prépare à aimer un Dieu libre, qui ne soit mesuré ni par nos évidences, ni par notre désir. Pour être intégrale, la vérité de l'homme doit passer, tôt ou tard, par l'acceptation du mystère de Dieu. Il faut que l'homme se reçoive lui-même de Dieu pour que son univers prenne sens. Une fois parvenu à ses limites d'homme par le chemin nocturne de l'épreuve et de l'espoir déraciné, le croyant découvre que ce qu'il appelait le silence de Dieu, n'était souvent que sa propre surdité. Car Dieu ne cesse d'aimer et d'agir, et tout ce qu'il fait est parole pour l'homme. I1 ne lui livre pas le pourquoi de sa souffrance, mais il lui montre comment souffrir.
Toutefois Dieu ne fait entendre dans le poème de Job que le début de sa réponse, se réservant de donner en son Fils le médiateur que Job n'osait pas espérer. Alors l'attente du juste se verra comblée : Dieu, dans le Christ, se réconciliera et recréera le monde. Dieu regardera, écoutera, parlera, et le Christ médiateur, en scellant de son sang l'alliance nouvelle, nous convaincra définitivement que lorsque l'homme est écrasé par la souffrance, Dieu n'est pas "ailleurs", ni "là-bas", mais qu'il s'offre au dialogue et à la communion, ici et aujourd'hui.

 

Lecture d'un autre jour à partir du calendrier liturgique...

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